Notre vision de l’architecture

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Nous travaillons sur des lieux plus que sur des espaces.

Nous pensons que l’architecture est une mise en relation entre des pratiques et un paysage. Elle doit défendre la valeur d’usage dans son rapport à l’environnement.

L’architecture est un filtre qui va qualifier cette relation entre l’extérieur et l’intérieur en donnant à chaque lieu une relation différente et choisie au contexte.

Cette relation au paysage peut être proche, intimisée ou lointaine. Nous essayons dans nos projets de faire varier ces relations.

La conception d’un lieu d’habitation commence, pour nous, par l’action de placer des meubles sur un terrain vide de manière à identifier les meilleures manières d’occuper ce lieu. Ceci en tenant compte des variations de la lumière ainsi que des éléments existant dans le site.

Nous pensons que l’architecture procède alors d’une disposition de plans horizontaux et verticaux qui vont sélectionner ou cacher des éléments du paysage existant.

La forme du vide

Nous considérons le vide comme une forme parmi les formes.

Nous travaillons sur la continuité entre le vide urbain et le vide domestique.

Le choix est alors de définir des vides dont la forme peut être simple ou complexe.
La qualité de l’espace domestique peut dépendre de la qualité du vide laissé entre les éléments de mobilier.

Fragments

Nous considérons l’architecture comme une addition de petits « cosmos », de petits univers particuliers et interconnectés, dont le positionnement est généré par le contexte.

La fragmentation devient l’expression des fonctions internes du projet.

L’habitant peut identifier les différents éléments constitutifs du lieu qu’il habite et en même temps il peut bénéficier de différentes perceptions du lieu selon différents points d’observation.

Dans notre travail sur le logement collectif nous essayons de garder au maximum certaines valeurs de la maison individuelle (avoir sa propre façade, son propre sol …)

 

Les espaces composant les maisons que nous concevons sont là pour accompagner la vie, protéger les habitants en les reliant au monde extérieur, à la ville et au cosmos.

On y contemple, à l’abri d’un toit, l’azur du ciel et le vert des feuillages.
On y perçoit avec sérénité le bruissement du dehors.

Nos constructions perméables filtrent la ville dans une relation constante. Ses diverses parties s’organisent et s’imbriquent entre elles comme des composantes urbaines ; la maison se fait village. Chacune de ses pièces devient un bâtiment à part entière et s’affiche distinctement depuis l’extérieur.
Nos habitations se déploient au-dessous de toits suspendus, présences indispensables qui apportent ombrage et protection aux intempéries et procurent un retrait bénéfique et nécessaire à la vie privée.

Notre architecture aux transparences maîtrisées est pensée pour vivre intensément l’instant fugitif dans la lumière constamment renouvelée par chacune des heures composant une journée.
L’architecture s’approprie la lumière du jour, absorbe les rayons lumineux et les restitue.
En évitant les éclats trop rudes, elle sollicite et met en marche l’imagination, libère une complexité propice au rêve et à la méditation.

Le soir, la lumière artificielle prend le relais et met en évidence les toits flottants au-dessus de façades dynamisées par des éléments mobiles dégageant, filtrant ou opacifiant tour à tour les ouvertures, au gré des habitants et du moment.
Les lueurs émanant des intérieurs matérialisent l’obscurité environnante. Elles entraînent des résonances avec les illuminations publiques.
De jour comme de nuit, la lumière annonce et projette les ombres des êtres et des choses en mouvement, elle enflamme et anime les matières, elle sensibilise l’inerte et le vivant.
Les matériaux, mats ou brillants, grâce aux jeux d’ombres et de lumière, suscitent et diffusent des reflets changeants qui imprègnent les parois. La nature de chaque pièce se différencie ainsi par son volume et par les variations de l’intensité de la lumière sur des surfaces destinées à l’accueilir et à la restituer dans une exacte harmonie. Chaque univers, la cuisine, la pièce à vivre ou la chambre, offre le meilleur point de vue sur l’extérieur. Les meubles génèrent leur espace et chaque espace engendre son volume. En interaction permanente avec l’extérieur et le paysage, espaces et volumes capturent, à travers les vitrages, une parcelle choisie de nature ou d’urbanité.

Le logement est en phase avec son milieu et propose un microcosme cohérent. Nos projets ne viennent pas perturber le vide préalable à leur existence; ils disposent de l’intime à l’intérieur de ce vacuum.
L’espace intérieur se dilate, ses limites s’élargissent, captent et révèlent l’au-dehors.

Ces espaces intra et extra-muros et leur rapport repensé à maintes reprises au fil de nos études s’enrichissent à chaque nouveau projet d’un développement et d’une progression en phase avec l’évolution des usages et des modes de vie.
Les recherches menées sur l’habitat particulier, en étroite connivence avec nos commanditaires utilisateurs, nourrissent en permanence notre réflexion sur le logement. Ce que nous expérimentons dans l’individuel peut alors être prolongé dans le collectif.

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